«Nous voulons un nouveau bonus pour le GPL carburant»

INTERVIEW – Joël Pedessac, directeur général du Comité français du butane et du propane, se rend la semaine prochaine au ministère de l’Ecologie pour demander l’instauration d’un nouveau bonus à l’achat des véhicules GPL, un carburant dont le litre coûte moins de 1 euro…
Avez-vous pris part aux discussions que Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie, a mené avec les professionnels du secteur pétrolier sur les prix des carburants ?Non, parce que nous sommes dans une problématique très différente. Les prix du GPL ne sont ni aux mêmes niveaux que ceux de l’essence et du gazole, ni soumis aux mêmes amplitudes de variation. Ces prix ont d’ailleurs baissé ces dernières semaines. Le litre de GPL est passé de 0,9 euro en juillet à 0,86 euro en août. L’atout principal du GPL, hormis le fait qu’il soit moins polluant, est son coût: à 86 centimes du litre, l’automobiliste gagne, à autonomie équivalente, 14 euros sur un plein de gazole et 27 euros sur un plein d’essence… C’est considérable, lorsque l’on constate que les efforts consentis par le gouvernement et les pétroliers entraîne un gain de 1,5 euro par plein…

Comment expliquez-vous ce coût inférieur, alors que les matières premières sont identiques et que le GPL est produit, tout comme l’essence ou le gazole, par les mêmes compagnies pétrolières ?

Une dizaine de produits différents sort des raffineries, chacun avec son propre prix. Les explications que nous donnent les pétroliers sont diverses, mais il est certain que l’envolée des prix concerne bien souvent les produits ayant la plus forte demande. En France, le gazole est le carburant dont le coût a le plus progressé depuis la crise. Le GPL est également moins taxé par l’Etat: 6 centimes environ, contre 60 centimes pour l’essence.

Vous avez sollicité un entretien avec le gouvernement. Pourquoi?

Nous avons rendez-vous la semaine prochaine au ministère de l’Ecologie pour demander l’instauration d’un nouveau bonus. Le bonus de 2.000 euros à l’achat a disparu en 2011. En 2010, 75.000 voitures GPL avaient été écoulées en France… Il y aura seulement 2.000 ventes cette année. Nous voulons convaincre les pouvoirs publics de relancer le GPL. Il s’adapte à tous les véhicules, c’est une technologie mature, un carburant propre, distribué dans 1.800 stations-service en France… Un bonus de 500 euros seulement serait suffisant pour relancer l’attractivité du GPL. Nous sommes donc loin des 7.000 euros de bonus accordés aux véhicules électriques, dont les coûts demeurent malgré tout inaccessibles à la plupart des Français.

Mais acheter un véhicule GPL entraîne aussi un surcoût…

C’est une idée reçue! Certes, les véhicules GPL sont plus chers que leurs équivalents essence, mais ils sont moins onéreux que les véhicules diesel… Et il s’agit-là des voitures les plus achetées en France. Reste que l’offre en véhicules GPL est rare. Dans son catalogue français, PSA ne propose pas un seul véhicule de ce type, alors que la quasi-totalité de ses modèles se déclinent en version GPL dans son catalogue italien.

VITOGAZ

VITOGAZ: Baromètre GPL avril 2012

ACTUALITE : Le GPL, une solution pour lutter contre la pollution due aux particules

Au 30 mars dernier, l’association Airparif dénombrait 4 dépassements du seuil d’alerte de pollution dans la région parisienne depuis le début de l’année, soit une densité de particules fines PM10 dépassant 80 μg/m³. Ce type de pollution due principalement aux émissions de véhicules diesel dans les zones urbaines pénètre profondément dans les voies respiratoires et est responsable de maladies respiratoires (asthme et allergie notamment) chez les personnes les plus vulnérables.
Pour contrer l’augmentation de cette pollution, encourager et soutenir l’usage du GPL pourrait contribuer à réduire drastiquement les rejets de particules. Contrairement au diesel, la combustion du GPL carburant est complète, elle ne produit donc pas de particules fines.
Le GPL est une solution immédiatement disponible pour limiter les pics de pollution à répétition dans les zones urbaines.

LE SAVIEZ-VOUS ? : Le GPL a démontré ses atouts lors du dernier Rallye Monte Carlo des Energies Nouvelles
La filière GPL a su, pour la 5ème année consécutive, défendre ses atouts environnementaux en tant que carburant automobile alternatif réellement disponible.
L’Opel Ampera, nouveau véhicule constructeur électrique muni d’un prolongateur d’autonomie à l’essence, est le grand vainqueur de l’épreuve cette année.
Et pourquoi pas une modèle Opel Ampera au GPL ? L’association de l’électricité et du GPL permettrait d’augmenter encore les performances environnementales du véhicule avec une réduction du CO2, un moindre coût à l’usage tout en gardant la même autonomie que le véhicule actuel grâce aux 1 750 stations-service distribuant du GPL sur le territoire.

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